La nuit de la culture – Le réveil de l’imaginaire

La nuit de la culture – Le réveil de l’imaginaire
Culture

On peut voir l’impatience dans les yeux de Loïc Clairet et Marie Duvauchelle lorsqu’ils guident l’Escher Blog à travers le Parc du Clair-Chêne. Autour d’eux, c’est l’effervescence. Les bénévoles sont en train de préparer le parc pour le grand jour : la première des cinq Nuits de la Culture 2022 (NDLC). Toutefois, personne ne parle ici de volontaires, puisqu’ils et elles sont appelés « Grands rêveurs » – un nom qui s’inscrit dans un concept global passionnant.

Le voisinage dans le focus

Dans la maison « Magic Mirror », où la décoration doit encore être achevée, mais où les fenêtres et les miroirs garantissent déjà un jeu de lumière féerique, Loïc et Marie nous parlent de leur projet et du concept qui se cache derrière les cinq NDLC. « Pour le lancement de la Capitale européenne de la culture 2022, nous voulions travailler différemment, avec bienveillance et en intégrant la notion du voisinage et de proximité », explique Loïc, directeur général.

Ainsi, pour impliquer les 35.000 habitants de la ville d’Esch, ils ont divisé la ville en cinq quartiers et leur ont attribué cinq nuits thématiques. « Pourquoi n’impliquer qu’un seul quartier, si on peut incorporer tous les quartiers ? », continue-t-il.

Une collaboration étroite

C’est ainsi qu’est née l’idée des cinq éditions différentes de la NDLC de l’année 2022. Et cette fois-ci la nuit de culture vient chez vous, dans votre quartier. « La Capitale européenne de la culture invite les gens à regarder la ville d’Esch, avec ses paysages et transformations multiples, sous un autre angle. L’objectif est avant tout de permettre aux habitants d’Esch, mais aussi autres visiteurs de la NDLC, de redécouvrir leur ville et de raviver en eux la fierté de leur ville », précise Marie Duvauchelle, chargée de relations avec les habitants. Dans cette optique, des réunions mensuelles sont organisées dans chaque quartier afin d’impliquer au mieux les habitants et de construire avec eux ce projet.

Construire un héritage

« Les rencontres, les amitiés et les collaborations qui naissent lors de ces réunions font également partie du concept. Elles représentent en sorte l’héritage de notre travail ici. C’est ce qui restera quand nous ne serons plus là », dit Loïc. Le voisinage est donc intégré profondément tout au long du processus de conception et de performance des NDLC. Pendant notre tour du Parc Clair Chêne, de nombreux « Grands Rêveurs » sont en train de travailler sur différents chantiers et projets.

Mais, qu’est-ce qu’un « grand rêveur » ?

C’est le nom que portent les bénévoles associés aux NDLC au sein de celles-ci. « Toute personne peut participer d’une manière ou d’une autre aux NDLC. Qu’il s’agisse de la construction, du planning, ou de l’animation, il y a quelque chose pour tout le monde », déclare Marie. Pour valoriser leurs contributions, ce nom a été choisi au lieu de bénévoles.

« Toute personne qui porte Esch dans son cœur, qu’elle habite ici ou non, et qui a envie de concrétiser cette passion fait partie des grands rêveurs. Ce sont en sorte des ambassadeurs culturels », dit Loïc. Ainsi, ils souhaitent que la contagion positive de cette mission d’ambassadeur porte ses fruits. « Nous pouvons nous motiver les uns les autres », ajoute Marie.

Le réveil de l’imaginaire

Le soir même de la première Nuit de la Culture 2022, l’Escher Blog se promène dans le Parc du Clair-Chêne où des animations et des installations invitent les visiteurs à s’éloigner du chemin battu pour découvrir le parc d’une nouvelle façon. Différents spectacles, petits et grands, nous incitent à nous émerveiller ou à participer, entourés d’arbres et de créatures fantastiques, alors que le Parc du Clair-Chêne n’est qu’un des multiples sites de cette soirée.

Une révélation est vite faite : les lumières les plus brillantes qui illuminent la forêt se trouvent dans les yeux des enfants qui se laissent envoûter sans retenue. « Nous sommes tous de grands rêveurs ! » avaient dit Marie et Loïc, lors de notre rencontre le jour d’avant. « Parfois, il faut des rêveurs pour faire rêver les autres », dit l’Escher Blog.