Moinho Velho – Entre continuité et nouveautés
En 2021, on vous présentait Moinho Velho comme « un bon coin ». Cinq ans plus tard, l’expression est toujours aussi juste. Rencontre avec Daniel Martinho, son patron, qui nous raconte ce qui a évolué… et ce qui n’a pas changé.
D’un café à une adresse gourmande
Lorsque Daniel Martinho reprend l’établissement en 2008, il s’agit avant tout d’un café. Petit à petit, il façonne le lieu à son image : un espace convivial à l’avant pour boire un verre, et, à l’arrière, une salle entièrement consacrée à la restauration.
Cette année, un projet de rénovation devrait d’ailleurs permettre de mieux révéler cette seconde facette depuis la rue, pour que les passants découvrent plus facilement ce qui se cache derrière la façade.
Une carte sans frontières
Chez Moinho Velho, les influences se croisent naturellement. On y retrouve aussi bien un cordon bleu, une picanha brésilienne, de la morue à la portugaise que des entrecôtes à la française. « On a un peu de tout », résume Daniel. Toujours à l’écoute de sa clientèle, il réfléchit déjà à étoffer la carte avec des pâtes, une option simple et rapide pour les travailleurs du quartier à l’heure du déjeuner.
Sa recommandation pour une première visite : la brochette mixte. Gambas, calamars, poulpe et viande se côtoient dans une assiette généreuse qu’il décrit avec le sourire comme « un plat carré, joli, propre et terrible ».
En livraison, c’est une autre spécialité qui fait l’unanimité : la francesinha, incontournable de la cuisine portugaise, reste l’un des plats les plus demandés.
Le midi, la formule continue d’attirer les habitués : entrée, plat et dessert pour 15 euros, avec chaque jour un choix de viande et un choix de poisson, servis de 11h45 à 13h45. Les commandes à emporter ou en livraison se font via Miam Miam ou simplement par téléphone.
Des soirées rythmées
Au fil des années, Moinho Velho est aussi devenu un lieu de rendez-vous. Chaque samedi soir, une soirée à thème anime le restaurant. Une fois par mois, le vendredi, place au fado : guitares portugaises, chansons traditionnelles et une ambiance qui transforme complètement la salle. Certains objets de décoration, d’anciennes tamis à farine – rappellent d’ailleurs l’origine du nom : Moinho Velho, le vieux moulin.
Le lieu accueille aussi son lot d’événements privés : anniversaires, soirées d’équipes de football, sorties entre collègues ou entre amies. Et de temps en temps, une visite plus inattendue : des chanteurs portugais reconnus, de passage à Esch pour un concert, viennent manger chez Daniel avant ou après leur représentation.
L’évolution de Moinho Velho
L’esprit de Moinho Velho est resté le même. La carte a peu évolué, un choix pleinement assumé par Daniel : « On ne change pas une équipe qui gagne. »
En revanche, la vie du restaurant s’est enrichie. Les soirées sont plus nombreuses, l’animation s’est développée et la clientèle professionnelle est de plus en plus présente. Les cocktails maison ont également trouvé leur place, avec une sangria au fruit de la passion devenue l’une des signatures de la maison.
L’équipe, avant tout
S’il devait résumer ce qui fait l’identité de Moinho Velho, Daniel ne parlerait ni de la décoration ni de la cuisine, mais de son équipe. Autour de lui, une petite équipe familiale : son cousin, ses enfants qui viennent donner un coup de main le soir ou pour les livraisons, et chacun qui participe au quotidien. « On fait toujours un bon travail. L’accueil, avant tout. […] Chacun met la main à la pâte. »
Esch, une ville devenue la sienne
Daniel est arrivé à Esch à 16 ans. Près de 40 ans plus tard, il ne s’imagine nulle part ailleurs. « Pour moi, c’est ma ville, ce sont mes racines », confie-t-il. C’est ici qu’il a construit Moinho Velho, et c’est ici qu’il continue, chaque jour, d’accueillir ses clients avec la même envie : leur faire partager un repas dans une maison où l’on se sent rapidement comme un habitué.